Mais, bon sang, que peut-on bien faire pour éviter un réchauffement climatique encore pire et finir tous calcinés?


Maintenant, sans entrer dans les détails de la technologie à venir, on peut juste vous dire qu’ARMEDANGELS est sur le coup. Selon diverses sources, l’industrie textile mondiale contribuerait à hauteur d’environ 10 % aux émissions mondiales de tonnes d’équivalent CO2. Et qui est le plus touché par les effets négatifs de ces émissions ? 

Le Sud du globe qui ne représente, lui, que la plus petite part des gaz ayant un impact sur l’environnement. Le changement climatique est donc étroitement lié à l’équité à l’échelle mondiale et aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Mais revenons à nos moutons : la MODE dans une économie globale. Notre mission est donc on ne peut plus claire. Nous avons entre les mains le pouvoir de faire quelque chose. 

Et c’est ce que nous allons faire.

Mesurer

Nous avons tout d’abord examiné de plus près nos propres émissions à nous, celles qui sont directement générées par nos activités quotidiennes.

Pour ce faire, nous avons consulté les données RÉELLES : notre siège (consommation d’électricité, de chauffage, d’eau, de papier, documents imprimés et déchets), nos déplacements professionnels quotidiens, tous nos voyages d’affaires en train, en avion et en voiture ainsi que nos véhicules de fonction et la mise à disposition de nos boutiques en ligne B2B et B2C. 

Et bien évidemment, n’oublions pas les émissions de nos showrooms. Selon le protocole GES*, ces données entrent dans les niveaux** 1 et 2 ; certaines parties relèvent aussi du niveau 3. 

Le résultat ? Entre mai 2019 et avril 2020, nous avons émis 238,22 tonnes d’équivalent CO2, ce qui sert de période de référence pour les mesures à prendre au cours de l’exercice 2021.

Le protocole GES est une norme méthodologique reconnue à l’échelle internationale pour la mesure et la gestion des émissions ayant un impact sur le climat.

Les niveaux définis dans le protocole GES servent à répartir les émissions à comptabiliser dans différentes catégories. Le niveau 1 couvre les émissions directes d’une organisation donnée, le niveau 2 comprend les émissions indirectes provenant des énergies achetées (par exemple, les émissions provenant de la production d’électricité achetée). Le niveau 3 comprend toutes les autres émissions indirectes (par exemple, les émissions liées à la fabrication de produits ou de services, mais aussi les déplacements professionnels).

Réduire

La bonne nouvelle : nous avons déjà recours aux énergies renouvelables au sein de notre siège et pour notre boutique en ligne.

Énergies renouvelables

Nous essayons de maintenir nos émissions à un niveau le plus faible possible, car nous utilisons déjà des énergies renouvelables au sein de notre siège ainsi que pour notre infrastructure internet.

Réduction des gaz à effet de serre

Nous n’avons, par exemple, pas installé d’appareils de clim (qui, en raison des gaz à effet de serre NFC et PFC, jouent un rôle non négligeable sur le réchauffement de la planète). Mais il y a encore de la marge pour obtenir d’autres réductions.

Passes transport pro et vélos

Nous proposons à nos employés des passes pour les transports en commun, le travail mobile et des services de réparation pour vélo. Nous sommes curieux de voir quelle répercussion cela va avoir sur les données de l’année prochaine (en sus de l’impact de la Covid-19)!

Avion à éviter

Nous évitons les vols d’affaires, mais quand il est impossible de faire autrement, ils sont compensés. Nous regroupons également les voyages d’affaires dans la même région et planchons sur une solution pour nos véhicules de fonction.

Compensation

Étape suivante : compensation de toutes les émissions nuisibles pour l’environnement.

Cela signifie que nous investissons dans des projets de compensation pour économiser la même quantité d’émissions de CO2. Une telle réduction est obtenue grâce à des projets qui permettent d’économiser des émissions de CO2 en fournissant des technologies plus efficaces et en soutenant les énergies renouvelables ou les méthodes de piégeage du carbone (par exemple, par le biais du reboisement). 

En bref : si nous émettons 1 tonne d’équivalent CO2, un autre projet permet d’économiser ou de supprimer la même quantité d’équivalent CO2. Nous sommes conscients que cette approche comporte des aspects délicats, mais nous avons décidé qu’il valait mieux faire quelque chose d’imparfait, avec ses lacunes, MAINTENANT plutôt que de ne rien faire du tout.

Action

Nous avons choisi de coopérer sur un projet de biomasse en Inde.

Comment protéger l’environnement avec la biomasse ?

Les projets de biomasse génèrent de l’énergie à partir de biomasse renouvelable : à partir de déchets tels que les coquilles de noix de coco, les copeaux de bois, ou même le bois issu de cultures durables. Dans de tels cas, on ne coupe pas de forêts et on ne brûle pas de combustibles fossiles, ce qui permet d’éviter les émissions de CO2. Les gaz à effet de serre sont également réduits. En effet, en plein air, la biomasse ne pourrit pas, c’est-à-dire qu’elle ne dégage pas de méthane (CH4). 

Le projet soutient également les populations locales qui ont un surplus de déchets de récolte en leur apportant une deuxième source de revenus. Une situation gagnant-gagnant!

Les petites lettres

Notre bilan carbone entreprise a été préparé en coopération avec Climate Partner, et ce conformément aux directives de la norme de comptabilité et de rapport du protocole des gaz à effet de serre (protocole GES).

L’année dernière, notre empreinte carbone était de 263 tonnes d’équivalent CO2. On pourrait penser que nous avons déjà réduit notre empreinte de manière significative. 

Étant donné que nous avons calculé notre empreinte carbone pour la première fois l’année dernière et que nous continuerons à travailler sur le thème des composants climatiques, et en particulier sur le calcul du niveau 3 et les bilans écologiques de nos produits, nous avons décidé cette année de ne pas inclure les trajets de nos partenaires de production jusqu’à notre entrepôt dans le calcul du bilan carbone, car ils font partie intégrante des évaluations des produits. Par conséquent, bien que nos émissions d’équivalent de CO2 aient diminué, elles ont légèrement augmenté sans les trajets mentionnés. Cela peut en partie s’expliquer par le fait que nous nous sommes développés au cours des dernières années et que, entre autres, le nombre d’employés a augmenté.

Il est donc utile d’utiliser une mesure telle que l’intensité en CO2, où les émissions totales sont rapportées au chiffre d’affaires ou au nombre d’employés, ou à toute autre mesure pertinente. 

L’année dernière, l’intensité en CO2 était de 5,67 tonnes d’équivalent CO2 par million d’euros de chiffre d’affaires. Comme nous avons pu faire fructifier notre chiffre d’affaires de manière considérable, mais que les émissions de CO2 n’ont pas augmenté dans la même proportion, l’intensité en CO2 pour la période de référence actuelle est de 5,17 tonnes d’équivalent CO2 par million d’euros de chiffre d’affaires.